Biographie contextuelle
Album : « Gare au Jaguarr », (Sony BMG)
Début 2005, j’ai finalement pris la décision d’arrêter de tergiverser et d’y
aller.
Je commence l’enregistrement de mon premier album solo en septembre. Le mode
choisi était de partir pour des séances de dix jours d’immersion. Par un
système d’allers et retours, je reviens à Paris pour gérer les affaires
en cours, naissance de mon fils et écriture du livre « Mauvaise Réputation »
entre autres.
En arrivant en studio, je sais de quoi j’ai envie, mais pas ce que je vais faire. Les idées sont arrivées en chemin, démarche qui me plaît bien. Du coup, « Gare au Jaguarr » est un disque spontané. Nous ne sommes pas partis dans un projet bien défini, on a choisi de faire l’album avec le ventre. Près des deux tiers du disque ont été faits sur place, notamment au niveau des instrumentaux, de l’écriture.
Fin octobre 2005, les évènements de la banlieue sont tombés, de nouvelles thématiques sont apparues. Tout coulait de source…
Je ne travaille pas en fonction des éventuelles attentes du public ou de la
maison de disques, mais pour me faire plaisir. Je ne me suis posé aucune
question de concept ou de pression.
Et puis j’ai osé certaines thématiques ultra-personnelles. Des chansons comme «
Cigarette Piégée » ou « Hot Hot », je ne me voyais pas les expliquant à
quelqu’un d’autre. Il n’y a pas vraiment de formule : ce disque, c’est moi,
intrinsèquement. Je me suis exprimé, j’ai envie de l’assumer.


